L’école de Sarran ouvre en 1898. Le projet de construction d’un groupe scolaire prévoyait 4 classes, une mairie, les logements des maîtres et adjoints, des murs de clôtures, des latrines et un puits.

Les croix sont un symbole religieux qui se développe après les croisades du Moyen-Age. Objets cultuels, lieu de mémoire, elles servaient aussi de repères sur les chemins.

Ici, on côtoie l'histoire du monde d'hier et d'aujourd'hui sans en avoir l'air, en regardant des cadeaux.
Tant objets d'art que pièces curieuses, que le président de la République Jacques Chirac a reçus entre 1997 et 2005 à l'occasion de cérémonies d'envergure internationale ou d'anniversaires. Grand destinataire de cadeaux (il en recevait jusqu'à 4 par jour), il s'est fait à son tour donateur en choisissant de les offrir au Conseil départemental de la Corrèze
Au 18e siècle, la vie dans les fermes corréziennes est très rudimentaire : pas d’eau, pas d’électricité, et l’on se chauffe au bois que l’on ramassait dehors. Les murs sont en pierre et en terre. Tout est fait pour vivre en complète autarcie. Ainsi, la vie de la ferme est rythmée par :
- l’élevage des bêtes (cochons pour la viande, poules pour la viande et les oeufs, chèvres pour le lait),
- la fabrication du pain (le plus souvent sous forme de tourte à base de froment et de seigle) cuit au four à pain,
- et la préparation de soupes rustiques et roboratives à partir de légumes résistants (rutabaga, le navet, le chou et le rave).
Ces derniers nourrissent d’ailleurs aussi bien les hommes que les bêtes. Des châtaignes sont parfois ajoutées à la soupe pour la rendre plus nourrissante, l’hiver notamment. Les femmes cuisinent dans les cantous, ces grandes cheminées typiques du Sud-ouest de la France qui constituent l’élément central de la maison et de la vie de la famille. Et à défaut de télévision pour s’occuper le soir, les gens font la “veillée”, moments de partage durant desquels ils se racontent des histoires ou effectuent un travail en commun.

Devant vous en contrebas, il y avait la chapelle Saint Michel (maintenant disparue) qui fut construite en 1685 par Michel MONTEIL, curé de SARRAN. Cent ans plus tard, tombée en ruines, elle fut vendue en 1793 comme bien national.

Cuisson du pain par la famille CHABRERIE.
1080 : apparition du nom “tamisier” ou “talmenier” pour appeler le boulanger de cette époque. Le mot boulanger apparaît plus tardivement vers la fin du 12ème siècle.
L'art de la boulangerie puise ses racines dans l'Égypte ancienne, considérée comme le berceau de ce savoir-faire vers 4000 av. J. -C. C'est là que furent élaborées les premières recettes où les céréales, moulues entre deux pierres, permettaient de confectionner un pain primitif
Étymologie. « Boulanger » est un terme d'origine picarde, apparu sous la forme de bolengarius et bolengerius (en latin médiéval), boulenc en ancien picard, pour prendre sa forme française actuelle vers 1299.

Ce bâtiment a accueilli la première école publique de Sarran. En 1869, Antoine DUBOIS, châtelain de Bity et Maire de Sarran, informe le Préfet de la Corrèze qu’il est parvenu à décider un propriétaire de la commune, Léonard MAURIERE, d’accueillir, moyennant loyer, une école publique de filles.
Ici on trouvait, il n’y a pas si longtemps, une épicerie de village. Plusieurs générations s’y sont succédé. Epicerie puis épicerie-boulangerie. Comme pour beaucoup de commerçants-artisans du village, cette activité était menée de front avec celle d’agriculteur.

Le métier de sabotier était au départ un métier itinérant. Les sabotiers vivaient directement dans la forêt, construisaient une hutte et fabriquaient les sabots auprès de la ressource en bois. Ils se déplaçaient en fonction de leurs besoins en bois. En Corrèze, les sabotiers utilisent plusieurs essences, le noyer, le hêtre ou le bouleau, qui sont des bois tendres faciles à travailler. La fabrication du sabot comprend plusieurs étapes : le bûchage, le creusage, le polissage.

Lucien CHASSAGNARD, coiffeur du village.
Autrefois, Lucien CHASSAGNARD tenait ici « salon de coiffure » pour hommes. Commerçant en vin en Belgique, journalier aux multiples compétences, il avait aménagé une pièce de sa maison en » salon de coiffure ». Lieu de rencontre entre hommes où s’échangeaient les dernières nouvelles du « pays », il y coiffait aussi les enfants, assis sur une planche posée sur les accoudoirs du fauteuil. Il fut aussi barbier, activité aujourd’hui revenue à la mode.
L’histoire du métier de coiffeur en France est assez étonnante puisqu’au Moyen-Age, c’est la corporation des barbiers-chirurgiens qui réalise les tâches de coiffure. Mais à mesure que les chirurgiens réalisent des interventions plus importantes et complexes, ils abandonnent à leurs élèves les moins doués, l'art de raser et de « faire le poil ».
LA SCIERIE
C’est au rez-de-chaussée de ce bâtiment que François MONEGER a créé une entreprise de sciage-menuiserie. Son fils Clément, tout en conservant l’activité de sciage, a ajouté celle d’exploitant forestier. Celle-ci a été poursuivie avec la venue de son gendre Edmond VALETTE. L’incendie qui a détruit la scierie a amené la reconversion de ce dernier qui s’est orienté vers le transport du bois vers les papeteries de Saillat et Condat.
Les scieurs de long : Durant la première moitié du XIXe siècle, de nombreux hommes du Plateau de Millevaches et des Monédières « partent à la scie ». Le scieur de long débite des troncs d’arbres dans leur longueur. Le travail de sciage était mené en équipe, avec un ouvrier sous la scie (et la sciure de bois), appelé « le renard » et un ouvrier au-dessus qui guide la scie, appelé « le chevrier ». Ils fabriquaient des planches, des traverses de chemin de fer ou du bois de charpente.
A Sarran, en 1853, 9 habitants demandaient un « passeport pour l’intérieur » pour partir travailler en tant que scieur de long dans un autre département, en Charente ou dans les Landes. Certains travaillent aussi dans les Monédières. Les scieurs de long disparaissent avec l’apparition des machines.
Aujourd’hui, le paysage que l’on observe à Sarran est dominé par des forêts, mais elles ne sont pas si anciennes que cela. C’est seulement au début du XXe siècle que les plantations de résineux (pin, sapin, épicéa, mélèze…) commencent à remplacer les paysages ouverts de landes à bruyères.

LA MAISON MADELMON
Cette maison a été construite par Simon Madelmon, personnage important de la commune. Elle hébergea pendant de longues années l’école communale. Simon Madelmon est né au village de Rouffiat en 1785. Il aimait à raconter que, en 1793, alors qu’il avait huit ans, son instituteur lui avait fait apprendre par cœur la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qu’il débitait à l’église à chaque décade.
Parti en 1805 au service militaire, il se fit passer pour fou, soudoyant son major en lui remettant sa montre et sa bourse (300 F or). Revenu à la vie civile, ayant appris à écrire, il enseigna à ses quatre frères et ses deux sœurs.
Ayant l’estime et la confiance de ses concitoyens, il fut élu conseiller municipal, adjoint au maire puis maire de la commune en 1860. Autorisé en 1833 à ouvrir une école publique dans le bourg de Sarran, il s’y rendait chaque matin, à pied, de Rouffiat. Remplacé en 1838 par son fils, il fit construire cette maison où il se fixa en 1848. Elle hébergea l’école publique - parallèlement à celle de la maison Maurière réservée aux filles - probablement jusqu’en 1898, date de l’inauguration de l’école actuelle. A noter qu’entre temps, une école religieuse avait été ouverte en 1891, réservée elle aussi aux jeunes filles, route du Salvaneix.
Malgré ses multiples occupations, Simon Madelmon trouva le temps de rédiger plus de deux mille pages qui ont trait à l’histoire de Sarran. Une partie de ces écrits ont été trancrits et publiés grâce aux travaux de Jean-Pierre Gorse et Olivier Bersillon.
Les Madelmon, instituteurs de Sarran :
Simon Madelmon en 1833
Jean Madelmon 1838
Damien Madelmon 1874
A cet endroit, s’élevait cette chaumière qui a vu naître Noël Viallaneix puis son fils Paul, des maçons qui ont bâti de nombreuses maisons de Sarran. A noter que Noêl Viallaneix avait épousé Eva, une fille de Paul Brunet du Monteil, maçon à qui l’on doit notamment la construction de l’école et du pont de Rouffiat sur la Corrèze.
Le bâtiment restauré que l’on voit a abrité la ferme familiale puisque, comme de nombreux artisans et commerçants de la commune, Noël et son fils ont exercé deux activités : paysan et artisan maçon. A noter que dans cette ferme avait été aménagée un logement pour héberger la famille durant la construction de la maison actuelle érigée de l’autre côté de la route.

Au XIXe siècle, les écoles publiques et les écoles libres se développent. Une école libre ou privée était fondée par des particuliers ou une association. C’est l’abbé Jaulhac, curé de Sarran de 1889 à 1917, qui soutient le projet de construction d’une école congréganiste, c’est-à-dire gérée par une congrégation religieuse, pour les jeunes filles à Sarran. Elle ouvre et est bénie en 1891. On peut toujours voir le clocheton surmonté d’une croix.
Après sa fermeture, l’école accueillit un hôpital militaire de campagne durant la bataille d’Egletons en août 1944, aurait été pensionnat religieux, et a abrité une colonie de vacances et même un restaurant-cabaret et un restaurant-pizzeria.


Cela se passait fin juin ou tout à fait au début du mois de juillet 1944. Le débarquement des troupes alliées en Normandie avait fait flamber l’espoir d’une fin prochaine de l’occupation nazie. Notre Compagnie prit naissance avec la célérité d’une poussée de champignons. Elle fut un conglomérat de jeunes gens des classes 1942 et 1943 réfractaires au Service du Travail Obligatoire (STO). Ayant mené une existence souterraine au cours de laquelle ils avaient résisté comme ils avaient pu en utilisant des moyens légaux ou illégaux, ils respiraient maintenant l’air de la liberté enfin régénéré après quatre ans de confinement dans l’espace concentrationnaire instauré par Vichy.

A Sarran, le cimetière initialement à côté du mur sud de l’église, a été transféré en 1779 sur la parcelle actuelle. Il connut deux agrandissements en 1862 puis en 1907. Le cimetière accueille notamment la tombe de l’abbé Borde (1864-1934) (auteur de la Notice historique sur Sarran disponible en mairie).
Jusqu’au 18e siècle, les cimetières étaient situés autour des églises, parfois ouverts et non clôturés, servant d’espaces publics et vivants. Les chrétiens souhaitaient enterrer les morts au plus proche de l’église, voire même à l’intérieur. Les cimetières situés au cœur des bourgs deviennent surchargés au 18e siècle et une ordonnance royale de 1776 oblige leur déplacement hors des enceintes des villes.
Cette maison a été la propriété de la famille CHASSAING, des marchands de vin. Le sous-sol hébergeait le chai et ses nombreux tonneaux. François CHASSAING menait aussi en parallèle une activité de transport. La famille possédait aussi une ferme dont le bâtiment a été racheté par la municipalité qui y a créé des appartements et un local commercial occupé aujourd’hui par le restaurant-épicerie PATATI-PATATA.
LES MARCHANDS DE VIN DE MEYMAC-PRES-BORDEAUX
A la fin du XIXe siècle, Jean Gaye-Bordas, colporteur puis marchand de parapluies ambulant à Bordeaux, invente un nouveau concept de vente du vin : il le propose aux particuliers en les démarchant à domicile, n’hésitant pas à faire crédit, le tout afin de fidéliser sa clientèle. Il découvre dans le nord de la France un marché considérable ce qui lui permet d’en faire profiter ses parents et amis et, par extension, nombre de ses compatriotes.
De la fin du XIXe au milieu du XXe siècle, des milliers de Haut-Corréziens (surtout dans le canton de Meymac) prennent la route deux fois par an. Au printemps et à l’automne, ils démarchent les clients en Belgique, dans le Nord-Pas-de-Calais et en Normandie. On compte près de 300 négociants à Meymac à la veille de la Première Guerre Mondiale.
Ce bâtiment a hébergé l’agence postale pendant de nombreuses années. La commune de Sarran était desservie à la fin du 18ème siècle par Egletons. En 1815, un certain Jacques Terriou portait le courrier aux maires moyennant la somme de 300 F.
En 1860 un timbre de 20 centimes à une équivalence d'environ 0,50 Euros en 2020.
Le contexte historique de sa construction : Le début du XVe siècle fut en limousin, une période de misère et d’insécurité. Les ravages de la guerre de cent ans, les pillages des brigands et une succession de fléaux naturels, de mauvaises récoltes entraînaient les famines. Les épidémies de peste revenaient périodiquement. Ces fléaux continuaient ceux du siècle précédent jusqu’aux environs de 1450 où, les anglais chassés de France, on vit renaître la campagne limousine. Les préoccupations de ces temps troublés ne portaient guère sur la construction d’édifices du culte. Seules trois églises furent bâties dans la première moitié du siècle en Corrèze, dont l’église de Sarran, alors qu’une dizaine d’édifices furent édifiés entre 1450 et 1470.



Pendant longtemps ces bâtiments ont abrité une forge. C’est en 1741 qu’apparaît le nom de Démichel auquel est accolé le qualificatif de maréchal-ferrant. Dès lors, ce sont six générations de Démichel qui se succèderont dans la forge familiale. Pose des fers aux vaches qui assuraient à l’époque la traction des engins agricoles, fabrication et réparation d’outils, de pièces métalliques, autant d’activités auxquelles s’ajoutera plus tard la distribution de carburant. La disparition progressive des petites fermes familiales sonnera le glas de ce précieux artisanat.
CHEZ GISELE
Construit au début du XXème siècle, ce bâtiment a accueilli les activités de commerçants des familles CROUZETTE et CHEZALVIEL. Café-restaurant-épicerie, il a été le lieu privilégié de rencontre des sarrannais, toutes générations confondues. En 1995, avec l’élection de Jacques CHIRAC à la présidence de la république, « Chez Gisèle », deviendra pendant des années le point de chute incontournable des journalistes.
Comme la plupart des commerçants et artisans du village, la famille mènera de front la double activité d’épicerie-café et d’agriculteur.


Le presbytère est le lieu d’habitation du curé de la paroisse. Le fronton en pierre de la porte d’entrée du presbytère est original : trois baies en plein cintre sont entourées d’inscriptions et dessins symboliques. L’ancre représente l’espérance, le livre ouvert d’où jaillit le soleil représente le Christ qui apporte la parole de Dieu. Les 12 étoiles et la lune font référence à la Nativité. Enfin, l’inscription « Ave Maria Gratia Plena », « Salut Marie pleine de grâce », montre la dévotion à la Vierge.
La construction des monuments aux morts est encouragée par une politique nationale débutée en 1918 à l’issue de la Première Guerre mondiale dont la forte mortalité déclenche une volonté d’honorer les morts. Le monument aux morts de Sarran a été édifié en 1924 et installé sur la place publique, à côté de l’église. Il a été déplacé dans les années 2000 lors d’aménagements réalisés dans le bourg.
Vous voulez plus d'informations sur les noms figurant sur le monument pour cela il vous suffit de cliquer sur ce lien :
https://www.villagedesarran.fr/presentation/monument-aux-morts


